1958 FERRARI 250 GT CABRIOLET SÉRIE 1 PAR PININ FARINA
Artcurial | 09-Feb-2018 | RÉTROMOBILE 2018 | Venue : Salon Rétromobile - Hall 2.1 Parc des expositions Porte de Versailles 75015 Paris
Category : Motorcars
Lot No. : 95
Year : 1958
Engine Size : -
Transmission : Manual
LHD
Chassis No. : # 0849GT
EUR € 7,000,000 - 9,000,000 Estimate
FERRARI 250 GT CABRIOLET SÉRIE 1 PAR PININ FARINA
 

 

1958 Ferrari 250 GT Cabriolet Série 1 par Pinin Farina
Titre de circulation US
Dédouanée en UE
Châssis n° 0849GT
Moteur n° 0849GT (N° interne 0214C)
Caisse n°PF19469
Boîte n°85C
- 23e cabriolet Série 1 sur seulement 40 produits
- Un des 11 encore ""matching numbers"" aujourd'hui
- Plus rare, plus belle, plus élégante qu'une California LWB
Dans l'histoire Ferrari, l'époque des 166 et 212 nous avait permis de voir apparaître une jolie vogue des cabriolets. Depuis 1954 et l'avènement de la 250 GT, l'usine ne proposait pas d'alternative décapotable à sa clientèle huppée. Le premier cabriolet 250 GT, et signé Boano, apparaît en 1956, en même temps que le coupé dont il est dérivé. Le coupé et le cabriolet, dont les lignes sont bien différentes, sont présentés l'un à côté de l'autre en 1956 au Salon de Genève. Quelques semaines plus tard, ce même cabriolet bleu électrique est présenté sur le stand de l'importateur américain Luigi Chinetti au Salon de New York. Il sera alors vendu à un grand collectionneur qui le garda près de 40 ans. En mars 1957, Pinin Farina 'riposte' en exposant au Salon de Genève un véritable spider deux places, beaucoup plus sportif que la création de Boano. On ne peut que se rappeler des formes de la 410 Superfast lorsqu'on observe le sublime dessin de ce cabriolet. Le profil est quasiment le même avec ses phares carénés, une large bouche flanquée des butoirs verticaux de pare-chocs. L'arrière quant à lui est inédit et se termine par une arête parfaitement oblique. Cette voiture de rêve ne manquera pas d'attirer l'attention des visiteurs du Salon et deviendra la propriété du pilote usine Peter Collins qui la fera repeindre en british racing green et l'équipera avec des freins à disque et des jantes Dunlop. L'initiative ne laissera d'ailleurs pas insensible l'usine puisqu'ils seront essayés sur une Testa Rossa. Peu de temps après, dès 1959 pour les sportives et dès 1960 pour les modèles Grand Tourisme, les freins à tambours seront définitivement abandonnés au profit des disques.
Après la présentation par Pinin Farina de deux autres prototypes, dont un surnommé 'Competizione', Ferrari annonce la production d'une série de cabriolets. Le premier exemplaire de série ne reprend pas les ouïes d'extraction des 410 SA et deux projecteurs Marchal seront placés devant la grille de calandre. Les 22 exemplaires suivants seront identiques. Durant l'été 1958, alors qu'apparaît un nouveau coupé 250 GT Pinin Farina et une découvrable plus sportive - la California - l'avant du cabriolet est modifié avec des pare-chocs avant enveloppant, au contraire des deux butoirs et les anti-brouillards sont installés derrière la grille de calandre. Une douzaine de cabriolets ainsi carrossés, mais bien moins gracieux, seront produits jusqu'à la sortie du dernier à l'été 59. La base mécanique de ces cabriolets est quasi-identique à celle du coupé produit de 1956 à 1958. Il s'agit du V12 3L type 128C développant 240 ch. En tout, 40 exemplaires de ces cabriolets, appelés aujourd'hui série I, pour différencier les productions plus tardives du cabriolet dérivé du 250 GT Coupé Pinin Farina présenté en octobre 1959 à Paris, appelés eux série II.
Le superbe exemplaire que nous présentons ici sort de l'usine de Maranello le 14 janvier 1958 et est envoyée chez Pinin Farina pour la carrosserie. Elle en sortira le 5 mai 1958 de couleur blanche (référence Max Meyer 10019), habillée de cuir Connolly turquoise (réf. VM3478). Elle sera livrée quatre jours après à son premier propriétaire milanais, Enzo Paolo Tacchini et immatriculée MI384430. En 1960, elle sera revendue à un autre résident milanais, Mario Fano en conservant donc son immatriculation. Le 17 juillet 1964, la voiture passera en France entre les mains de Claude Gailleux, parisien habitant dans le 10e arrondissement avant de la céder à Philippe Luyt, vivant à Fontainebleau. Comme Peter Collins en 1957, pour un confort de conduite, il fera monter des freins à disque (qu'elle possède encore aujourd'hui) à la place des tambours et, à son volant, il parcourra environ 100 000 km. En 1971, en remontant de la Côte d'Azur, il cassera le moteur après Lyon. Le garage Berson en région parisienne réceptionne #0849GT et remplace le moteur par le moteur 0973 d'une 250GT Tour de France. Son propriétaire, ravi de rouler avec un moteur de course, en profitera jusqu'en 1975, date à laquelle il décide de s'en séparer à travers une des premières ventes aux enchères de voitures de collection d'un certain Hervé Poulain ! La voiture ne se vend pas et elle changera de main au profit de Roland Ennequin vivant dans les Yvelines, en région parisienne, qui la conservera jusqu'en 1990. Il repeindra alors le cabriolet en rouge et changera en noir son intérieur. Entre 1990 et 2008, elle connaitra trois collectionneurs américains et sera même exposée par Denis Pobiak, son propriétaire d'alors, sur la pelouse de Pebble Beach avec 15 autres mêmes cabriolets. En 2013, elle entre dans une collection française où, après de grosses recherches et de la patience, elle retrouvera son moteur d'origine, complètement refait à cette occasion. Elle bénéficie dans le même temps d'une restauration en carrosserie et d'une nouvelle peinture de qualité chez les célèbres Etablissements Lecoq. Par goût personnel et il n'en manque pas, son propriétaire choisira le noir pour la carrosserie, ce qui met en valeur de manière magistrale la ligne sculpturale de ce cabriolet et son intérieur de coloris turquoise, comme sorti d'usine. Il est à noter que lorsque le propriétaire a demandé le changement de teinte, du rouge au noir actuel, la carrosserie, mise à nue, a montré l'originalité complète du montage Pinin Farina, l'absence totale de réparation et la grande qualité d'une automobile saine, dépourvue d'altération, démontrant une utilisation sans excès tout au long de sa vie.
Le Cabriolet 250 GT série 1 n'a été produit qu'à 40 exemplaires, bien plus rare que le California châssis long. Il s'agit d'un cabriolet aux lignes bien plus fines, plus élégantes, plus harmonieuses qu'un cabriolet California châssis long, ce qui en fait l'une des plus belles réussites de la collaboration Ferrari-Pinin Farina et certainement le plus élégant cabriolet deux places de la production automobile d'après-guerre.
L'exemplaire présenté, #0849GT, fait partie des 11 cabriolets série 1 à être équipé de son moteur, sa boîte et son pont d'origine, il est donc totalement 'matching numbers' pour utiliser l'expression bien connue. Le cabriolet 250 GT Série 1, représentant d'une part, la quintessence du Grand Tourisme de l'époque et d'autre part, ce qui se faisait de mieux dans les voitures de production chez Ferrari, ne peut que lui réserver un avenir flamboyant sur le marché des Automobiles de Collection.
La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d'enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.
US title
EU customs cleared
Chassis n° 0849GT
Engine n° 0849GT (internal n° 0214C)
Body n°PF19469
Gearbox n°85C
- 23rd series 1 cabriolet of just 40 built
- One of 11 'matching numbers' examples today
- More rare, attractive and elegant than a California LWB
In Ferrari history, the taste for cabriolets developed during the era of the 166 and the 212. From 1954 and the arrival of the 250 GT, however, the factory had no convertible alternative for its chic clientèle. The first cabriolet 250 GT, designed by Boano, appeared in 1956, at the same time as the coupé it was derived from. The coupé and the cabriolet, with very different styling, were presented next to each other in 1956 at the Geneva Motor Show. A few weeks later, this same electric blue cabriolet was presented on the stand of the US importer Luigi Chinelli, at the New York Motor Show. It was sold to a serious collector who kept the car for some 40 years. In March 1957, Pinin Farina 'retaliated' by showing a two-seater spider at the Geneva Motor Show, much sportier than Boano's creation. The superb lines of this cabriolet were reminiscent of the 410 Superfast - the profile was almost identical with faired lights, and it had a wide front grille flanked by vertical bumpers. The shape at the back was completely new, ending with a neat, oblique angle. This gorgeous car attracted huge attention at the Show and was bought by the factory driver Peter Collins, who had it repainted British Racing Green and fitted disc brakes and Dunlop tyres. The factory took note of this initiative, trying it out on a Testa Rossa. Shortly afterwards, as early as 1959 for the sports cars and 1960 for the GT models, drum brakes were definitively abandoned in favour of discs.
After Pinin Farina had exhibited two further prototypes, one a "" Competizione "", Ferrari announced the production of a series of cabriolets. The first production example was missing the vents of the 410 SA and had two Marchal spots in front of the grille. The next 22 examples were identical. During the summer of 1958, when a new 250 GT Pinin Farina coupé appeared, along with a more sporty convertible, the California, the front of the cabriolet was modified with enveloping front bumpers replacing the two vertical ones and fog lamps fitted behind the radiator grille. A dozen cabriolets would subsequently be built, with a less elegant body, the last appearing in the summer of 1959. Mechanically, the base was almost identical to the 1956 - 1958 coupé, with a V12 3-litre type 128C engine producing 240 bhp. In total some 40 examples were built of these cabriolets, today known as Series 1, to differentiate them from the later versions of the cabriolet derived from the 250 GT Coupé Pinin Farina presented in October 1959 in Paris, known as Series II.
The superb example on offer left the Maranello factory on 14 January 1958 and was sent to Pinin Farina to be bodied. It was completed on 5 May 1958, painted white (reference Max Meyer 10019), with turquoise Connolly leather (reference VM3478). Four days later it was delivered to its first owner who lived in Milan, Enzo Paolo Tacchini, and registered MI384430. In 1960, the car was sold to another Milan resident, Mario Fano, who kept the same registration. On 17 July 1964, it left for France, in the hands of Claude Gailleux, who lived in Paris. He later sold the Ferrari to Philippe Luyt from Fontainebleau. Like Peter Collins in 1957, he replaced the drum brakes with discs (still fitted today), to give a more comfortable drive. He covered some 100 000 km at the wheel of this car. In 1971, on his way back from the Côte d'Azur, just passed Lyon, the engine failed. The Berson garage in the Paris region took in #0849GT and replaced the engine with no. 0973 from a 250 GT Tour de France. The owner, thrilled to be driving with a competition engine, continued to enjoy his car until 1975. This was the year he decided to put his Ferrari into one of the very first collectors' car auctions organised by a certain Hervé Poulain ! The car didn't sell, but changed hands later, going to Roland Ennequin from Yvelines, near Paris. Ennequin kept the car until 1990, repainting it red, and changing the interior to black. Between 1990 and 2008, the car was owned by three American collectors and was displayed on the lawn at Pebble Beach along with 15 other similar cabriolets, by its then owner Denis Pobiak. In 2013, the car joined a French collection, and following a huge amount of research and patience, the original engine was found and completely rebuilt. At this point the body of the car was restored and repainted to a high standard in the famous Lecoq workshops. The owner, having excellent taste, chose to have the car painted black, a colour highlighting perfectly the sculptural lines of this cabriolet, and complementing the turquoise interior, its original colour. It is worth noting that when the owner chose to change the colour from red to black, the body was stripped to bare metal, showing Pinin Farina's original construction, the complete absence of repair, and the absolute quality of a sound, unaltered car, that had been used carefully throughout its life.
Only 40 examples of the 250 GT series 1 cabriolet were built, making it much rarer than the long wheelbase California. The styling of this cabriolet is more delicate, more elegant and more harmonious than that of the LWB California cabriolet, making it one of the most successful Ferrari-Pinin Farina collaborations, and possibly the most elegant two-seater cabriolet built after the war.
The example on offer, #0849GT, is one of 11 series 1 cabriolets to be equipped with the original engine, gearbox and axle, in other words, a complete matching numbers car. The Series 1 250 GT cabriolet represents the ultimate in period GT cars, and also the very best in Ferrari production cars, ensuring that it has a bright future in the collectors' car market.
Participating in the auction on this lot is subject to a special registration process. If you would like to bid on this lot, please get in touch with the bidding office or the motor car department at least 48 hours before the sale.
Photos © Loïc Kernen
Estimation 7 000 000 - 9 000 000 €

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